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Les femmes invisibles de l’Histoire

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Chaque 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes rappelle les combats pour l’égalité. Mais elle est aussi l’occasion de se souvenir de celles dont les noms ont été effacés des livres d’histoire, alors même que leurs idées, leurs calculs ou leurs découvertes ont changé le monde.


L’histoire des grandes découvertes a longtemps été racontée au masculin. Derrière certains génies célébrés se cachent pourtant des femmes brillantes, restées dans l’ombre. Non pas par manque de talent, mais parce qu’à leur époque, être femme signifiait souvent travailler sans reconnaissance.

Albert Einstein et Mileva Marić

L’exemple le plus frappant est celui de Mileva Marić, mathématicienne et physicienne serbe. Étudiante à Zurich, elle partage les bancs de l’université et les discussions scientifiques avec celui qui deviendra l’un des plus grands esprits du XXᵉ siècle : Albert Einstein. Dans certaines lettres, Einstein évoque « notre travail » et « notre théorie ». Les historiens débattent encore de l’ampleur exacte de sa contribution, mais une chose est certaine : Mileva Marić fut une partenaire intellectuelle essentielle et surtout une pièce maitresse, dont le nom a presque disparu des récits scientifiques.

Cette invisibilisation ne concerne pas seulement l’Europe. Aux États-Unis, la mathématicienne afro-américaine Katherine Johnson a calculé les trajectoires qui ont permis aux astronautes américains de conquérir l’espace pour la NASA. Sans ses équations, certaines missions n’auraient peut-être jamais quitté la Terre.

D’autres femmes ont même contribué à sauver des millions de vies. En 1951, les cellules d’Henrietta Lacks, prélevées sans son consentement, ont permis des avancées majeures dans la recherche médicale. De son côté, la chimiste Alice Ball a développé le premier traitement efficace contre la Maladie de Hansen, avant que sa découverte ne soit attribuée à un collègue.

Pourquoi ces femmes ont-elles été oubliées ? Parce que la science, la politique et l’université étaient longtemps des mondes fermés aux femmes. Parce que le sexisme, et parfois le racisme, ont effacé leurs contributions. Et parce que l’histoire elle-même a été écrite par ceux qui détenaient le pouvoir.

Aujourd’hui, redonner leurs noms à ces découvertes n’est pas seulement un devoir de mémoire. C’est aussi rappeler aux nouvelles générations que le génie, le courage et l’intelligence n’ont jamais eu de genre.

En ce 8 mars, souvenons-nous de toutes celles que l’histoire a oubliées mais qui ont, discrètement, changé le monde. À toutes les femmes visibles et invisibles d’hier et d’aujourd’hui : bonne Journée internationale des droits des femmes.

 

NGAMA, Correspondant, Moscou

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