Russafrik
AFRIQUE INFOSAnalysesDERNIÈRES NOUVELLESINVESTIGATION

KRIBI : SI LE NUMERO DE VOTRE TITRE FONCIER FIGURE SUR CETTE LISTE, SACHEZ QUE LE MINCAF L’A DÉJÀ VENDU AUX CHINOIS

Image 1 Image 2

Soupçons de mafia foncière sur 28 961 hectares : Henri Eyebe Ayissi doit répondre, Joseph Dion Ngute doit intervenir

RUSSAFRIK — RÉVÉLATION EXCLUSIVE

Une opération foncière d’une ampleur exceptionnelle se déroule à Kribi et à Lokoundjé.

Le 10 août 2026, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a signé un arrêté constatant la nullité d’une multitude de titres fonciers établis dans l’emprise de l’Unité forestière d’aménagement 09-028.

La superficie concernée est vertigineuse : 28 961 hectares.

Des villages, des quartiers, des plantations, des habitations et des investissements pourraient être engloutis par cette décision. Derrière la longue liste de numéros publiée se trouvent des familles, des héritiers, des communautés autochtones et des opérateurs économiques qui pensaient être protégés par le document présenté depuis des décennies comme définitif et inattaquable : le titre foncier.

Aujourd’hui, une signature ministérielle menace de tout effacer.

Mais le véritable scandale ne réside pas seulement dans la superficie concernée. Il réside dans les conditions troublantes dans lesquelles cette opération a été conduite et dans la destination que l’on chercherait à réserver à ces terres.

Révélation RussAfrik : une attribution à des intérêts chinois serait en préparation

Selon des informations exclusives transmises à RussAfrik par une source ayant connaissance du dossier, l’annulation massive de ces titres préparerait l’attribution des terres à des intérêts chinois.

Nous parlons de près de 29 000 hectares de territoire camerounais.

Les éléments désignant l’entreprise chinoise concernée font encore l’objet de vérifications. RussAfrik publiera, dans un prochain article, son identité ainsi que les informations disponibles sur l’opération projetée.

À ce stade, l’arrêté signé par Henri Eyebe Ayissi ne mentionne pas ouvertement ce bénéficiaire. C’est précisément pourquoi le ministre doit répondre publiquement :

À qui ces 28 961 hectares sont-ils destinés ?

  • Existe-t-il une demande d’attribution, une convention, une promesse, un protocole ou des négociations avec une entreprise étrangère ?
  • Qui a introduit la requête citée dans l’arrêté ?
  • Pour le compte de qui cette requête a-t-elle été déposée ?
  • Qui gagnera effectivement le contrôle des terrains lorsque les titres des Camerounais auront été annulés ?

Le silence du MINDCAF ne ferait qu’aggraver les soupçons.

Une requête, un rapport et un arrêté le même jour

Le document soulève une anomalie particulièrement grave.

Il mentionne une requête datée du 10 août 2026. Il s’appuie également sur un rapport d’état des lieux daté du 10 août 2026. Et l’arrêté ministériel lui-même a été signé le 10 août 2026.

Tout aurait donc été accompli le même jour.

En quelques heures, une requête aurait été reçue, un rapport administratif aurait été produit, les situations foncières auraient été examinées, des centaines de titres auraient été identifiés et la décision de les frapper de nullité aurait été juridiquement préparée, validée puis signée.

Cette célérité n’est pas une preuve judiciaire de corruption. Mais elle constitue un signal d’alarme majeur.

Comment un dossier portant sur près de 29 000 hectares, des centaines de titres et les droits de communautés entières a-t-il pu être traité en une seule journée ?

  • Les propriétaires ont-ils été entendus ?
  • Les autorités traditionnelles ont-elles été consultées ?
  • Une enquête contradictoire a-t-elle réellement eu lieu ?
  • Les limites de chaque titre ont-elles été comparées aux coordonnées officielles de l’UFA ?
  • Qui a ordonné cette accélération ?
  • Qui était si pressé ?

Le retour annoncé de Paul Biya et une signature précipitée

Le contexte politique ne peut pas être ignoré.

Paul Biya avait quitté le Cameroun le 7 juin 2026 pour un séjour présenté comme privé. Son absence, devenue exceptionnellement longue, avait alimenté les interrogations sur sa santé, sur la continuité du pouvoir et même des rumeurs annonçant sa mort.

Le 2 août, le gouvernement annonçait son retour imminent. Huit jours plus tard, le 10 août, Henri Eyebe Ayissi signait l’arrêté contesté. Paul Biya regagnera finalement le Cameroun le 20 août, après plus de deux mois d’absence.

Cette chronologie impose une question politique frontale :

Certains responsables, EN OCCURRANCE Henry EYEBE AYISSI convaincus que Paul Biya ne rentrerait plus, ont-ils voulu accélérer des opérations foncières avant son retour ?

RussAfrik ne présente pas cette hypothèse comme une conclusion judiciaire. Mais la proximité des dates, l’ampleur des terres concernées et la rapidité de la procédure interdisent de l’écarter sans enquête.

Le ministre doit expliquer pourquoi un dossier aussi considérable a été signé dans cette période de vacance politique ressentie et d’incertitude au sommet de l’État.

Le MINDCAF n’est pas le ministère des Forêts

Henri Eyebe Ayissi fonde sa décision sur le statut de l’UFA 09-028. Mais le MINDCAF n’est pas l’administration chargée de définir seul l’existence ou la destination d’une unité forestière d’aménagement.

La gestion forestière relève du ministère des Forêts et de la Faune.

Le dossier de classement est instruit par l’administration forestière. Le statut de forêt permanente doit résulter d’un acte réglementaire. Le déclassement, total ou partiel, doit également respecter une procédure spécifique.

L’UFA 09-028 aurait été consacrée par le décret n° 2011/2345/PM du 11 août 2011, au niveau de la Primature.

Dès lors, Henri Eyebe Ayissi doit répondre à une question juridique élémentaire :

Sur quel document officiel du MINFOF s’est-il appuyé pour affirmer que l’intégralité des terrains concernés relevait encore juridiquement de l’UFA 09-028 le 10 août 2026 ?

Si le ministre des Forêts a effectivement prononcé, proposé ou constaté un déclassement total ou partiel de cette UFA, le fondement de l’arrêté du MINDCAF doit être réexaminé.

Et si le déclassement est antérieur à l’arrêté, l’utilisation de l’ancienne affectation forestière pour annuler les titres pourrait constituer un détournement extrêmement grave de la réalité juridique.

Que dit le ministre des Forêts ?

Le ministre des Forêts ne peut pas rester silencieux.

Il doit dire officiellement :

  • si l’UFA 09-028 était encore classée au 10 août 2026 ;
  • si elle avait fait l’objet d’un déclassement total ou partiel ;
  • quelles étaient ses coordonnées géographiques exactes ;
  • quelle entreprise en détenait les droits d’exploitation ;
  • si le MINFOF a été consulté avant la signature de l’arrêté ;
  • si les limites forestières recouvrent réellement tous les titres annulés ;
  • si le rapport cité par le MINDCAF a été validé par ses services ;
  • si une nouvelle affectation des terres est actuellement envisagée.

Le statut de près de 29 000 hectares ne peut pas reposer sur des conversations de couloir. Il faut un acte officiel, publié, daté et vérifiable.

L’État aurait-il délivré des titres pour ensuite punir les citoyens ?

Le MINDCAF affirme que les titres concernés auraient été irrégulièrement établis sur le domaine privé de l’État.

  • Mais qui a établi ces titres ?
  • Qui a effectué les bornages ?
  • Qui a signé les procès-verbaux ?
  • Qui a validé les dossiers techniques ?
  • Qui a enregistré les mutations ?
  • Qui a délivré les duplicata ?
  • Qui a laissé les populations construire, cultiver, investir et transmettre ces terres pendant des années ?

L’État ne peut pas fabriquer lui-même une situation juridique, percevoir les frais correspondants, laisser les citoyens investir, puis revenir des années plus tard pour déclarer que tout était nul.

S’il y a eu fraude, les auteurs doivent être identifiés.

S’il y a eu faute administrative, les responsables doivent répondre.

S’il existe un réseau organisé de fabrication de titres irréguliers, ce réseau doit être démantelé.

Mais les citoyens ne peuvent pas être les seuls condamnés pendant que les agents publics ayant rendu l’opération possible restent protégés.


📲 Ne manquez plus aucune info et actualité africaine ! Rejoignez la chaîne officielle RUSSAFRIK INFO sur WhatsApp et recevez nos articles en temps réel :

👉 https://whatsapp.com/channel/0029VbDZJyx7NoZtPPo2gw3u


Monsieur le Premier ministre, intervenez immédiatement

RussAfrik interpelle directement le Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

L’UFA 09-028 repose sur un décret pris au niveau de la Primature. Le conflit oppose aujourd’hui des questions forestières, domaniales, cadastrales, communautaires et potentiellement économiques.

Le chef du gouvernement doit ordonner sans délai :

  1. la suspension conservatoire de l’exécution de l’arrêté du 10 août 2026 ;
  2. un audit interministériel associant la Primature, le MINFOF, le MINDCAF et les collectivités concernées ;
  3. la publication du rapport d’état des lieux cité dans l’arrêté ;
  4. la publication intégrale de la requête déposée le 10 août ;
  5. la vérification de la légalité de chaque titre, dossier par dossier ;
  6. l’identification de tous les bénéficiaires économiques intéressés par les terres ;
  7. la protection des populations contre toute expulsion avant épuisement des recours ;
  8. l’ouverture d’une enquête sur la rapidité exceptionnelle de la procédure ;
  9. la publication de tout acte de classement ou de déclassement de l’UFA 09-028 ;
  10. la saisine des autorités judiciaires si des indices de corruption, de trafic d’influence ou de détournement de procédure sont établis.

Monsieur le Premier ministre, votre silence pourrait être interprété comme une acceptation de l’opération, complicité de corruption.

Peut-on vendre le Cameroun par morceaux ?

Si l’information relative aux intérêts chinois est confirmée, une question de souveraineté se posera avec une violence particulière.

Un Camerounais, aussi riche soit-il, pourrait-il obtenir près de 29 000 hectares en Chine dans des conditions comparables ?

Pourrait-il faire annuler les titres de centaines de citoyens chinois afin de récupérer leurs terres ?

La coopération avec la Chine ne doit pas devenir un droit de dépossession accordé contre les Camerounais.

Le problème n’est pas la nationalité d’un investisseur. Le problème serait qu’un responsable public utilise son pouvoir pour enlever des terres aux populations et les transférer, dans l’opacité, à des intérêts privés étrangers.

Ce serait une atteinte à la souveraineté nationale.

Henri Eyebe Ayissi doit révéler la vérité

  • Le ministre a signé. Il doit donc assumer.
  • Il doit publier les pièces du dossier.
  • Il doit révéler les bénéficiaires.
  • Il doit expliquer la procédure éclair du 10 août.
  • Il doit produire la position officielle du MINFOF.
  • Il doit dire pourquoi les populations concernées affirment n’avoir été ni informées ni consultées.
  • Il doit expliquer ce que deviendront les villages, les maisons, les plantations et les investissements situés dans le périmètre.

Et surtout, il doit répondre à cette question :

Après l’annulation des titres des Camerounais, à qui les terres seront-elles remises ?

RussAfrik poursuivra cette enquête.

Dans notre prochaine publication, nous reviendrons sur l’identité de l’entreprise chinoise annoncée comme bénéficiaire de l’opération et sur les intérêts qui auraient agi en coulisses.

À Kribi, les citoyens ne demandent pas une faveur. Ils exigent le droit, la transparence et la protection de leurs terres.

Le Cameroun n’est pas un patrimoine personnel. Kribi n’est pas à vendre.

Image 1 Image 2

EN RELATION

Xi Jinping propose à Kim-Jong-un de coopérer pour «accélérer la paix» dans le monde

LA REDACTION

Opération russe en Ukraine : le point complet du 26 décembre

LA REDACTION

Allocution télévisée de Macron : Un discours vide, des figures politiques étrillent le chef de l’État

LA REDACTION

COMMENTER