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ENTRETIEN EXCLUSIF DU Dr Emile Parfait SIMB « De l’enseignant vacataire à l’architecte de la pensée africaine »

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Fondateur — SMB Afrique Éditions

Pionnier de la blockchain en Afrique centrale, Doctorat Honoris Causa en Blockchain Technology, Web 3 & Crypto Currencies, Dunster Business School — Zug, Suisse · Global Excellence Summit, New Delhi, Inde · Mai 2026

2026  ·  Moscou, Russie

À PROPOS DE CET ENTRETIEN

Il est né dans un village du Cameroun, Bomabom. À treize ans, il triait les noix de palme pour payer son école au lycée de Makak et s’acheter ses cahiers. À seize ans, il faisait frire des beignets qu’il vendait aux carrefours d’Anatoles et au marché central de Douala pour payer sa scolarité. Enseignant vacataire pendant neuf ans, payé 50 000 FCFA par mois. Puis, en décembre 2016, avec ses dernières économies — 200 000 FCFA — il investit dans quatre cryptomonnaies inconnues. Six mois plus tard : 29 millions de FCFA. Un an après : plus d’un milliard.

Aujourd’hui, Dr Emile Parfait SIMB dirige SIMB Group, plus de 20 entreprises couvrant la fintech, l’agro-industrie et l’immobilier. Il est le fondateur de Liyeplimal, présente dans 95 pays avec plus de 15 000 crypto-millionnaires formés. Il a lancé SIMBCOIN, l’une des premières cryptomonnaies africaines cotées en bourse et SIMBCITY, une cité balnéaire de 35 hectares à Kribi adossée à la blockchain.

En mai 2026, lors du Global Excellence Summit à New Delhi en Inde, la Dunster Business School de Suisse lui décerne un Doctorat Honoris Causa en Blockchain Technology, Web 3 et Crypto Currencies. La reconnaissance internationale d’un enfant qui dormait debout sous la pluie.

Cet homme, au quotidien, des pseudo-influenceurs passent leur temps à le dénigrer, l’insulter, à tenter de ternir une réputation qu’ils n’ont pas eu le courage de bâtir. Il nous a confié qu’il les comprend et qu’il leur dit même merci. Parce que grâce à tout ce sabotage, sa visibilité sur Google a explosé, attirant l’attention d’universités, de personnalités et de maisons d’édition en Europe et en Asie qui trouvent son parcours inspirant.

Nous l’avons eu au téléphone depuis sa résidence à Moscou. Il parle vite, avec précision. Il ne mâche pas ses mots.

I. L’HOMME DERRIÈRE LA LÉGENDE  

— Dr SIMB, votre parcours défie toute logique. Enseignant à 50 000 FCFA par mois, vous êtes aujourd’hui à la tête d’un empire de plus de 20 entreprises à travers le monde. Comment expliquez-vous ce que certains appellent un miracle ?

Un miracle, c’est quand on n’a rien fait et que quelque chose d’extraordinaire arrive. Moi j’ai tout fait. À treize ans je triais les noix de palme pour payer mon école au lycée de Makak et m’acheter mes cahiers. À seize ans je faisais frire des beignets que je vendais aux carrefours Anatoles c’est au marché central de Douala pour payer ma scolarité. J’ai conduit un taxi-moto pour financer mes études supérieures. J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur en systèmes et réseaux et je suis devenu… enseignant vacataire. Neuf ans. Neuf ans à 50 000 FCFA par mois avec une famille à charge. Vous appelez ça un miracle ? Non. Appeler ça un miracle, c’est insulter le travail. Moi j’appelle ça de l’audace. De la vision. Et un investissement de 200 000 FCFA au bon moment.

— Le fameux investissement de décembre 2016. 200 000 FCFA dans quatre cryptomonnaies. Six mois après : 29 millions. À quel moment avez-vous compris que vous étiez devenu quelqu’un d’autre ?

Quand j’ai vu que le Bitcoin passait à 20 000 dollars. J’avais encore 22 millions en portefeuille après avoir vendu 7 millions pour créer GIT. Ce matin-là, j’ai ouvert mon compte et j’avais plus de 2 millions de dollars. Plus d’un milliard de FCFA. Je ne suis pas allé célébrer. Je suis allé au bureau. Parce que j’avais compris que cet argent n’était pas pour moi. C’était le capital de départ d’une mission. Dieu venait de me confier quelque chose d’important. Et une mission, ça ne se fête pas, ça se travaille.

II. LIYEPLIMAL, SIMBCOIN & L’EMPIRE SIMB  

— Liyeplimal — 95 pays, 78 500 membres, 15 000 crypto-millionnaires en trois ans. Ces chiffres sont proprement ahurissants. Comment avez-vous bâti ça ?

Correction: plus de 300 000 membres et non 78 500.
Je l’ai bâti avec trois choses : un système solide, des gens qui me font confiance, et une philosophie que je n’ai jamais trahie: nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Liyeplimal n’est pas un simple programme d’investissement. C’est un système d’éradication de la pauvreté. J’ai adossé le Network Marketing aux cryptomonnaies — deux industries qui, combinées, créent un effet de levier exponentiel.

— Que devient Liyeplimal aujourd’hui ? Et le LIMOCOIN, la valeur de transaction du système — y croyez-vous encore ?

Liyeplimal continue d’évoluer. Nous avons traversé des turbulences, comme tout écosystème crypto mondial — les marchés ont connu des corrections importantes, et nous n’avons pas été épargnés. Mais la structure tient. La communauté tient, du moins ceux qui ont compris le principe, ceux qui savent que l’entreprenariat n’est pas une ligne droite. Les gens qui ont cru dans le système dès le début ont vu leurs vies changer de manière irréversible. Quant au LIMOCOIN, un actif lié à un écosystème a toujours un potentiel de croissance. La vraie question n’est pas de savoir si le LIMOCOIN peut prendre de la valeur — c’est de savoir si vous êtes prêt à être patient. Les marchés crypto récompensent la patience et punissent la panique.

— SIMB Airlines Corporation. Le vol inaugural avait été fait, mais on n’en entend plus parler. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je vais être honnête. L’aviation est l’industrie la plus réglementée, la plus capitalistique et la plus complexe au monde. Vous ne créez pas une compagnie aérienne comme vous créez une app de paiement. Nous avons obtenu la licence, nous avons fait les démarches, nous avons effectué quelques vols privés. Mais entre obtenir une licence d’aviation et opérer des vols commerciaux réguliers, il y a un fossé d’exigences techniques, financières et réglementaires qui demande du temps. Le contexte mondial n’a pas aidé — le COVID a détruit des compagnies aériennes centenaires. SIMB Airlines n’est pas enterrée; elle est en pause stratégique. Je préfère ne pas voler plutôt que de mal voler.

 III. LES CRYPTOS, LA BLOCKCHAIN ET L’AFRIQUE  

— Pensez-vous vraiment pouvoir faire adopter massivement la blockchain en Afrique subsaharienne, dans des pays où des millions de personnes n’ont pas accès à internet stable ?

Qui pensait que les Africains allaient adopter massivement le Mobile Money ? En 2005, les banquiers européens riaient de M-Pesa au Kenya. Aujourd’hui l’Afrique est championne mondiale du Mobile Money — 70% des transactions mondiales. La blockchain, c’est exactement le même chemin. Si elle résout des problèmes concrets — titres fonciers, transferts d’argent, traçabilité agricole — elle sera adoptée. Les Africains ont un pragmatisme remarquable : ils adoptent ce qui marche pour eux.

— Comment qualifiez-vous l’environnement des affaires au Cameroun et en Afrique francophone face à l’Afrique anglophone ?

L’Afrique anglophone a une longueur d’avance, il faut le reconnaître. Nairobi est devenue le Silicon Savannah. Lagos est le hub fintech d’Afrique. En partie parce que la common law est plus flexible, en partie parce que ces pays ont fait des réformes plus courageuses. Mais l’Afrique francophone a une jeunesse qui brûle d’entreprendre. Ce que j’ai fait avec Liyeplimal au Cameroun, avec des ressources infiniment inférieures, prouve que le problème n’est pas le talent. Le problème c’est le cadre. Et le cadre, ça se construit.

IV. LES PSEUDO-INFLUENCEURS : CES GENS QUI TRAVAILLENT POUR MOI  

— Au quotidien, des pseudo-influenceurs vous dénigrent, vous insultent sur les réseaux. Comment vous vivez ça ? Et vous leur dites vraiment merci ?

Je les comprends. La grande majorité cherchent des vues, des followers, du buzz pour exister sur les réseaux. Mon nom leur rapporte de l’audience. Je ne peux pas leur en vouloir, c’est leur modèle économique. Et honnêtement, ils m’ont rendu un service immense. Tout ce sabotage a mis mon nom partout sur Google. Et sur Google, les universités cherchent des profils, les maisons d’édition cherchent des auteurs, les personnalités cherchent des interlocuteurs. C’est grâce à eux que des universités en Europe et en Asie m’ont contacté. Que des maisons d’édition internationales ont découvert mon parcours. Les Indiens ont été surpris qu’un Africain puisse faire ce qu’ils font. Alors oui — merci à eux. Continuez. Vous travaillez pour moi. d’ailleurs, je prépare un autre doctorat sur la Blockchain, réseau sociaux et intelligence artificielle en Afrique. C’est une autre université qui m’a contacté pour travailler sur ce sujet. probablement, d’ici Novembre de cette année, vous me verrez encore, vous êtes d’ailleurs invités à la cérémonie.

— Il y a une confidence que vous vouliez nous faire à ce sujet…

Oui. Lorsque je passe deux ou trois mois sans recevoir leurs insultes, je me demande parfois s’ils m’ont oublié. Et pour les faire parler — il suffit que, même par personne interposée, j’envoie une information quelconque pour les réveiller, vraie ou fausse (Rire). Et ça marche à 300%. Malheureusement, je viens de dévoiler le secret. Mais les connaissant, vous verrez qu’ils vont encore faire ce qu’ils savent faire. Et je suis sincèrement ravi qu’ils gagnent un peu d’argent derrière mon nom. et je sais qu’ils vont lire cette interview, parcequ’ils me marquent de très prêt comme un défenseur marque un attaquant. je leur souhaite Bonne lecture.

V. TOKENISER L’AFRIQUE — LE LIVRE  ✦

— Votre troisième ouvrage s’intitule Tokeniser l’Afrique — Volume I. Sous-titre : « Quand le Cacao, le Café et le Palmier à Huile deviennent des actifs numériques souverains ». En une phrase, quelle est la thèse ?

L’Afrique est le continent le plus riche en ressources agricoles — et ses planteurs sont parmi les plus pauvres du monde. La Côte d’Ivoire et le Ghana produisent 60 % du cacao mondial, et les producteurs ne reçoivent que 6 % de la valeur finale de chaque tablette de chocolat vendue à Paris ou Tokyo. La tokenisation — transformer une plantation de cacao, un champ de café, une palmeraie en actifs numériques sur la blockchain — est la révolution qui permet de renverser ça. Ce livre démontre, chiffres à l’appui, que c’est possible dès aujourd’hui.

— Concrètement — vous parlez de NFT liés à des plants de cacao. Un plant, un token. Sur 25 hectares, un planteur émet 25 000 NFT, lève 25 millions de FCFA, et dans le scénario moyen, les détenteurs de NFT réalisent un rendement de 90 % par an. C’est réel ou c’est théorique ?

C’est réel. C’est calculé. C’est vérifiable avec une calculatrice ordinaire — j’y ai tenu, c’est l’un des principes du livre. Un plant de cacao en conditions normales produit 2 kg de cacao sec par an. À 1 500 FCFA le kilo, c’est 3 000 FCFA de chiffre d’affaires par plant. 30 % vont aux détenteurs de NFT. Chaque NFT coûte 1 000 FCFA. Le rendement annuel est de 900 FCFA par NFT — soit 90 %. Ce n’est pas de la spéculation crypto. C’est de l’agriculture réelle, tracée, transparent. Et dans le scénario bio certifié, avec une production de 3 kg par plant à 3 000 FCFA — le ROI monte à 270 %. Le planteur lui-même empoche 90 millions de FCFA par an sur ses 25 hectares.

— Le café africain — vous révélez dans le livre qu’un planteur camerounais reçoit 3,80 euros pour un kilogramme qui, servi en tasses dans un café parisien, rapporte entre 285 et 480 euros. C’est une réalité que beaucoup ignorent encore.

C’est le cœur du scandale. Un hectare de café produit de quoi servir 356 000 euros de tasses dans les cafés du monde entier. Et le planteur qui a tout planté, tout entretenu, tout récolté reçoit moins de 2 % de cette valeur. La tokenisation avec torréfaction locale change l’équation. On peut amener le planteur de 3,80 euros à 15 ou 25 euros par kilo. Sur 25 hectares, il passe de 118 750 euros par an à 468 750 euros. Ce n’est pas de l’utopie — c’est de l’arithmétique. C’est pour ça que j’ai appelé ce livre un manuel pratique. Il ne se lit pas pour rêver. Il se lit pour agir.

— La dédicace du livre est prévue soit en Inde, soit en Suisse. Pourquoi ces deux pays précisément ?

L’Inde, c’est le centre mondial de la technologie. Bangalore, Hyderabad, Pune — c’est là que se code le monde. Et les Indiens m’ont accueilli. Ils ont accueilli mon savoir — justement à travers ces posts que les influenceurs balancent tous les jours sur les réseaux en croyant me détruire. J’ai des partenariats avec des universités indiennes qui m’offrent la possibilité d’envoyer des jeunes Africains étudier là-bas. Je dispense parfois des cours de motivation et de leadership. Ils ont été surpris qu’un Africain puisse maîtriser ce qu’ils maîtrisent. Je leur continue à dire merci, j’espère qu’ils liront cette interview. La Suisse, c’est autre chose — c’est le centre mondial de la finance. Zug, en Suisse, est surnommée la Crypto Valley — c’est là que sont domiciliées les plus grandes organisations blockchain mondiales. Mon Doctorat Honoris Causa vient de la Dunster Business School de Zug. Publier et dédicacer là-bas, c’est valider la thèse du livre au cœur même de la finance mondiale. Cacao africain tokenisé, validé en Suisse, technologie indienne. Voilà l’Afrique du futur.

— Quand sera disponible ce livre, et où peut-on se le procurer ?

La publication est prévue d’ici fin juin 2026 sur la plateforme SMB Afrique Éditions — smbafrique-edition.com — en eBook, PDF premium et version physique, dans six langues : français, anglais, arabe, russe, chinois et espagnol. Ce sera le premier livre sur la tokenisation agricole africaine écrit par un Africain, pour les Africains et pour le monde. Il sera aussi disponible via nos partenaires universitaires en Inde, en Russie et en Europe.

VI. L’INDE, LA RUSSIE ET L’UNIVERSITÉ INTERNATIONALE  ✦

— La Russie — vous êtes ici à Moscou. Qu’est-ce qui vous lie à ce pays ?

La Russie m’a accueilli. Ce pays magnifique, malgré tout ce qui est dit contre lui, avance. Regardez le Président Poutine, il s’en fout et avance. La Russie s’en fout de tout ce qu’on peut dire contre elle, et elle avance. C’est l’un des pays les plus développés d’Europe. Une fois que vous avez compris le système — certes un peu difficile, bureaucratique — vous pouvez y vivre pendant mille ans sans problème. Moi c’est pareil qu’en Inde : je collabore avec des universités russes, je dispense des cours de motivation et de leadership. Le modèle Liyeplimal a été très bien compris ici. Les Russes ont cette culture de la résilience que j’admire profondément. Et c’est ce modèle que je veux adopter.

— Vous avez annoncé un projet d’université internationale en Afrique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est mon prochain grand projet. Créer une université internationale en Afrique — une université pratique, pas théorique. Une université qui aligne la technologie russe, la technologie indienne et l’expertise européenne dans un même campus africain. Le choix du pays n’est pas encore finalisé — plusieurs États africains sont en discussion. Ce sera une université tournée vers l’entrepreneuriat numérique, la blockchain, l’intelligence artificielle, l’agro-technologie. Les jeunes Africains qui en sortent seront des créateurs de richesse, pas des chercheurs d’emploi. Je suis encore en train de mûrir le projet et de boucler les partenariats. Je reviendrai très prochainement avec des annonces concrètes.

VII. LES QUESTIONS QUI DÉRANGENT  ✦

— Le Doctorat Honoris Causa de la Dunster Business School — certains disent que ça ne vaut rien. Qu’est-ce que vous répondez ?

Je vais vous surprendre : je m’en moque. Ce qui compte, c’est ce que j’ai construis. 15 000 crypto-millionnaires. 23 entreprises. Liyeplimal dans 95 pays. Des forages dans des villages camerounais, Ghanéens, centrafricains etc…. Le Doctorat Honoris Causa de Dunster, c’est une reconnaissance internationale — je l’accepte avec gratitude. Mais ma légitimité, je l’ai bâtie à treize ans dans un champ de palmeraie au lycée de Makak.

— Liyeplimal — le mot arnaque revient souvent dans les commentaires. Votre réponse directe.

Un système pyramidal s’effondre. Les premiers entrants s’enrichissent aux dépens des derniers. Où est l’effondrement de Liyeplimal après sept ans ? plus de 300 000 membres actifs dans 95 pays. Des milliers de personnes témoignent de leur enrichissement réel. Nos activités sont transparentes, auditables, réelles. C’est tout ce que j’ai à dire. Si c’etait de l’arnaque, je n’allais pas autant investir physiquement et être si ouvert. n’oubliez jamais que j’ai été le premier à faire le premier pas auprès des régulateurs en Afrique Centrale et dans d’autres pays. Donc…. 

— Que pensez-vous de la politique au Cameroun, des élections présidentielles d’octobre 2025 ?

Vraiment, je pense que la politique devrait être réservée aux politiciens. Moi, je m’occupe de la technologie et de l’entrepreneuriat. Je suis bien conscient que la politique contrôle tout, mais je leur laisse le soin de faire leurs choix et leurs décisions. Je préfère parler de technologie, d’entrepreneuriat, d’affaires et surtout de cryptomonnaie. C’est là que je peux apporter quelque chose de concret.

Et dans ce domaine de l’entrepreneuriat, j’ai mes idoles au Cameroun. Le Dr Paul Fokam Kammogne, Mr Dampulo, Mr Nana Bouba, Mr Ngouchinghe de congelcam, voilà un entrepreneur qui a basé son busness sur le poissoin, chaque jour les gens mangent le poisson, et c’est même moins couteux que les feuilles de manioc, respect. Voilà les hommes d’affaires qui m’inspirent profondément, il y en a d’autres. Et vous constaterez que publiquement, eux non plus ne parlent pas de politique. Ce sont des personnes qui font du Cameroun ce qu’il est, si ces Papa décident de fermer leur Busness demain matin, tout s’arrête, le Cameroun cesse de vivre. J’ai un très grand respect pour eux. J’ai l’habitude de dire à leurs enfants, puisque je suis en contact avec certains d’entre eux — que leurs papas ont mis la barre très haute. À nous de ne pas la faire tomber ni les décevoir.

Mais je tire quand même un coup de chapeau aux hommes politiques; c’est un secteur d’activité très, mais alors très risqué. Là-bas, on tire à balles réelles. Rien à voir avec les risques que nous autres prenons dans l’entrepreneuriat et la cryptomonnaie.

— Dans dix ans — qui sera Emile Parfait SIMB ? Qu’est-ce qui en restera ?

Un homme qui a contribué à changer la relation de l’Afrique avec l’argent. Pas en apportant de l’aide; en créant de la richesse endogène, autonome, souveraine. SIMB Group, SMB Afrique Éditions, SIMBCITY, SIMBCOIN, l’université internationale — ce sont les briques d’un édifice dont le but est simple : prouver que l’Afrique peut créer ses propres milliardaires, ses propres penseurs, ses propres institutions. Je veux un million de crypto-millionnaires. je veux que le Limocoin, malgré tout atteigne au moins la valeur de 10$ en bourse, ça va arriver, si le Bitcoin à fait des années pour y arriver, le limocoin aussi y arrivera. Je veux que Tokeniser l’Afrique devienne un livre de chevêt pour les agriculteurs d’Afrique, qu’il soit un guide, un manuel de tous les jours, qu’il soit lu dans les universités de Lagos, de Moscou, de New Delhi et de Paris et que chaque agriculteur puisse vivre des fruit de son travail comme ça se passe partout ailleurs. Et je veux que mes enfants grandissent dans une Afrique qui ne mendie plus sa pensée à l’extérieur. C’est mon projet de vie. Et je ne suis pas pressé, je n’ai que 43 ans, je suis sur le bon chemin jusqu’ici — j’ai encore beaucoup de beignets à faire frire au marché central de Douala.

— ◆ —

Dr Emile Parfait SIMB a raccroché le téléphone à la même vitesse qu’il avait décroché. Quelqu’un venait d’appeler. D’une université en Inde, peut-être. Ou d’un influenceur qui venait de se réveiller après avoir lu une fausse information.

Ce qui est sûr, c’est qu’à treize ans il triait des noix de palme au lycée de Makak. Et que d’ici fin juin 2026, quelque part sur cette planète, un planteur de cacao ouvrira son téléphone, regardera son portefeuille numérique, et verra ses NFT lui rapporter un revenu juste. Ce jour-là, il sera heureux. Et il aura le droit de l’être.

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