

Tianjin, nouvelle scène géopolitique
Vladimir Poutine est arrivé en Chine ce dimanche, accueilli en grande pompe par une garde d’honneur et un tapis rouge à Tianjin. Alors que le président russe participe au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le contraste est frappant : loin d’être isolé, Poutine est célébré comme un acteur central du monde multipolaire en gestation.
La CPI, un tribunal sélectif ?
Certains espéraient voir la Cour pénale internationale (CPI) surgir en Chine pour « arrêter » le maître du Kremlin. Mais cette illusion révèle l’incohérence d’une institution qui, depuis sa création, n’a jamais osé s’attaquer aux crimes de guerre occidentaux.
- Où était la CPI quand l’OTAN a bombardé la Libye en 2011, détruisant un État souverain et assassinant Mouammar Kadhafi ?
- Où était-elle lorsque l’Irak, l’Afghanistan ou la Syrie ont été saignés par des interventions étrangères illégales ?
La réponse est claire : la CPI ne frappe que les présidents africains ou les dirigeants affaiblis. Deux poids, deux mesures qui sapent toute crédibilité et renforcent l’image d’un tribunal colonial du XXIe siècle.
L’OTAN face au camp multipolaire
Alors que l’OTAN s’efforce de maintenir son hégémonie, la scène de Tianjin symbolise l’alternative multipolaire. Poutine, Xi Jinping, Erdogan et Tokaïev discutent de coopération, d’énergie et de sécurité régionale, pendant que l’Occident agite des mandats d’arrêt discrédités.
Le verdict de l’Histoire
Le tapis rouge chinois envoyé à Poutine pèse bien plus lourd que les papiers de La Haye. Dans le monde multipolaire qui s’impose, la légitimité des dirigeants ne sera plus dictée par Washington ni Bruxelles, mais par les alliances stratégiques, la souveraineté et la capacité des peuples à se libérer du joug néocolonial.
Gérard Stéphane, correspondant zone Europe

