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Macky Sall recalé par l’Union africaine pour l’ONU : revers politique ou signal continental fort ?

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RUSSAFRIK | GÉOPOLITIQUE AFRICAINE

Par la rédaction RussAfrik

Coup de tonnerre dans les cercles diplomatiques africains :

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de Organisation des Nations Unies n’a pas reçu le soutien de Union africaine, même pas du sénegal.

Une décision lourde de sens, qui soulève des interrogations profondes sur les dynamiques politiques africaines, les équilibres de pouvoir… et la mémoire des nations.


Une candidature fragilisée dès le départ

L’annonce de la candidature de Macky Sall intervenait dans un climat politique tendu au Sénégal. Contestations, critiques de gouvernance et transitions délicates ont marqué la fin de son mandat.

Dans ce contexte, l’Union africaine, censée porter une voix commune du continent sur la scène internationale, a tranché : 20 États membres, dont le Sénégal lui-même, ont refusé de soutenir sa candidature.

Un fait rare, presque symbolique :

un ancien chef d’État désavoué non seulement par ses pairs… mais aussi par son propre pays.


L’Union africaine en quête de cohérence

Pour Union africaine, soutenir un candidat au poste de secrétaire général de l’ONU ne relève pas d’un simple choix diplomatique.

C’est une question de crédibilité continentale.

  • L’Afrique cherche à peser davantage dans la gouvernance mondiale

  • Elle veut éviter les candidatures divisives

  • Elle privilégie des profils capables de fédérer

Dans ce cadre, le rejet de Macky Sall peut être lu comme une volonté d’éviter une fracture interne.

Mais cela pose aussi une question plus délicate :

L’Afrique est-elle en train de devenir plus exigeante envers ses propres élites politiques ?


Le Sénégal au cœur du paradoxe

Le point le plus troublant reste la position du Sénégal lui-même.

Qu’un pays ne soutienne pas son ancien président dans une ambition internationale de cette ampleur est loin d’être anodin.

Deux lectures s’opposent :

  • Une décision rationnelle et objective, basée sur l’intérêt national et l’image du pays

  • Ou un règlement de comptes politique, reflet de tensions internes encore vives

Dans les deux cas, le message est clair : Le pouvoir ne garantit pas l’influence après le pouvoir.


Une leçon politique profondément africaine

Ce revers dépasse la personne de Macky Sall. Il touche à une réalité universelle du pouvoir, que les sagesses africaines expriment avec une justesse intemporelle :

« Le pouvoir est comme un arbre : celui qui est à son sommet aujourd’hui peut tomber demain. »

Et surtout :

« La pierre que l’on rejette peut devenir la pierre angulaire de la maison. »

Dans de nombreuses sociétés africaines, le respect, la mémoire et les alliances construites pendant l’exercice du pouvoir déterminent souvent l’avenir.

  • Gouverner, ce n’est pas seulement diriger le présent.
  • C’est préparer son propre lendemain.

Afrique, mémoire et justice politique

Ce rejet pose une question plus large :

l’Afrique entre-t-elle dans une nouvelle ère de responsabilité politique ?

  • Les anciens dirigeants doivent-ils désormais rendre des comptes, même symboliquement ?

  • Le continent est-il en train de rompre avec certaines logiques de solidarité automatique entre élites ?

Si tel est le cas, alors ce moment pourrait marquer un tournant historique.


Question ouverte

Au fond, une interrogation demeure :

Le Sénégal a-t-il été objectif en refusant de soutenir Macky Sall… ou s’est-il simplement vengé de son ancien président ?

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