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CULTURE

Quand les troupes russes étaient sollicitées pour écraser la Révolution américaine

Kira Lisitskaya (Photo: Tim Burton/Paramount Pictures, Mandalay Pictures, 1999; Domaine public)
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Par: BORIS EGOROV 

Vous rappelez-vous du «cavalier sans tête» de Sleepy Hollow, ce film fantastique américain de Tim Burton? Selon le scénario, ce personnage de Christopher Walken est l’un des mercenaires allemands connus sous le nom de Hessois, que le Royaume-Uni avait recrutés pour réprimer les soulèvements des colonies nord-américaines.

Ce qui est curieux, c’est qu’à sa place aurait pu se trouver un grenadier russe : avant de s’adresser au prince de Hesse, le roi anglais George III s’était adressé en 1775 à Catherine la Grande, demandant son aide militaire.

Prince George de Galles, 1754. Portrait par Jean Étienne Liotard
Prince George de Galles, 1754. Portrait par Jean Étienne Liotard

La confrontation entre les deux empires n’était pas encore advenue et les pays entretenaient de bonnes relations. Les Anglais avaient même prêté leur concours aux Russes lors de leur récente guerre contre les Turcs et s’attendaient à un geste réciproque.

Par ailleurs, la Russie venait de réprimer le soulèvement de l’imposteur Emelian Pougatchev, le roi savait donc que l’impératrice était sensible face à tout empiètement sur le pouvoir monarchique.

Il lui a par conséquent demandé « 20 000 fantassins disciplinés, complètement équipés (à l’exception de leurs pièces de campagne) et prêts à embarquer dès l’ouverture de la navigation en mer Baltique au printemps, à bord des transports qui seront envoyés, et de là naviguer avec la plus grande partie des troupes vers le Canada, pour être sous le commandement du commandant en chef britannique ».

Portrait de Catherine II par Johann Baptist von Lampi, années 1780
Portrait de Catherine II par Johann Baptist von Lampi, années 1780

À sa plus grande surprise, il s’est vu opposer un refus. Elle voyait une grande différence entre l’imposteur Pougatchev et les colons rebelles. Ces derniers ne représentaient selon elle aucune menace, ni pour George, ni pour la dynastie au pouvoir.

En outre, elle anticipait déjà que le Royaume-Uni deviendrait un jour un rival géopolitique de son pays. Ainsi, plus les Anglais s’enliseraient dans leurs affaires nord-américaines, mieux c’était, a-t-elle alors jugé.

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