East Rutherford (New York), dimanche 19 juillet. Seize ans aprĂšs Johannesburg, l’Espagne a retrouvĂ© le sommet du monde. Au MetLife Stadium, devant plus de 80 000 spectateurs suffoquant dans la nuit new-yorkaise, la Roja a fait tomber l’Argentine championne en titre (1-0 a.p.) au terme d’une finale cadenassĂ©e, dĂ©nouĂ©e Ă la 106e minute par Ferran Torres. AprĂšs l’Euro 2024, voici le Mondial 2026 : l’Europe conquise, puis le monde. La deuxiĂšme Ă©toile est espagnole.
Une finale verrouillée à double tour
Ceux qui attendaient un feu d’artifice entre la meilleure attaque du tournoi â 19 buts argentins, du jamais vu depuis le BrĂ©sil de 1970 â et la machine Ă possĂ©der espagnole ont vu tout autre chose : un bras de fer tactique Ă©touffant. FidĂšle Ă sa mĂ©thode de ce Mondial, l’Argentine de Scaloni a refusĂ© le jeu, s’arc-boutant dans son camp, misant tout sur l’usure et la loterie des tirs au but qui lui avait si bien rĂ©ussi. Le chiffre dit tout : l’Albiceleste n’a tentĂ© ses deux seules frappes qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© menĂ©e au score.
En face, l’Espagne de Luis de la Fuente a dĂ©roulĂ© sa toile, patiemment, inlassablement. Rodri, tour de contrĂŽle, a bouclĂ© le tournoi avec 648 passes, record absolu de l’histoire de la Coupe du monde, battant sa propre marque du Qatar. Yamal a cherchĂ© la faille, Oyarzabal a pesĂ©, Unai SimĂłn a somnolĂ©. 0-0 Ă la mi-temps, 0-0 Ă la 90e. Direction la prolongation, le royaume de l’Argentine dans ce tournoi… jusqu’Ă ce soir.
106e minute : le football a gagné
Et puis, au tout dĂ©but de la seconde pĂ©riode de prolongation, la dĂ©livrance. Centre de Pedro Porro cĂŽtĂ© droit, remise en retrait de la tĂȘte de Nico Williams, et Ferran Torres qui surgit pour fusiller Emiliano MartĂnez (106e). Le MetLife explose, le banc espagnol se vide, et l’attaquant du Barça entre dans la lĂ©gende aux cĂŽtĂ©s d’AndrĂ©s Iniesta, l’homme du but de 2010. La morale Ă©tait sauve : comme l’ont Ă©crit nos confrĂšres, le football avait gagnĂ©.
L’Argentine a bien tentĂ© de rĂ©agir dans le quart d’heure restant â trop tard, trop peu. Au coup de sifflet de l’arbitre Slavko VinÄiÄ, les larmes ont coulĂ© des deux cĂŽtĂ©s : de joie chez Cucurella et CubarsĂ, de dĂ©tresse chez un Lionel Messi restĂ© muet, qui perd la quatriĂšme finale mondiale de l’histoire argentine (1930, 1990, 2014, 2026) et voit sa couronne de 2022 changer de tĂȘte. Ă 39 ans, la Pulga a sans doute disputĂ© son dernier match de Coupe du monde â sans le chef-d’Ćuvre final dont il rĂȘvait.

đ± PUB | JAPAP, la super app mobile africaine ! Messagerie, rĂ©seau social, financement participatif et IA â tout en une seule application, pensĂ©e par des Africains pour l’Afrique. TĂ©lĂ©chargez JAPAP Messenger : đ
https://japapmessenger.com/r/FX3R2FJ2
Une Roja historique, un MbappĂ© Soulier d’Or
Ce sacre n’est pas un accident, c’est un aboutissement. Invaincue depuis 37 matchs record du football international Ă©galĂ©, derniĂšre dĂ©faite en mars 2024 championne d’Europe 2024 et dĂ©sormais championne du monde 2026, cette Espagne rĂ©alise un doublĂ© Euro-Mondial que seule la grande gĂ©nĂ©ration 2008-2012 avait connu. Et elle l’a fait avec un mĂ©lange irrĂ©sistible : les anciens (Rodri, Laporte, Oyarzabal, 5 buts), et les gamins Yamal, 19 ans, roi des dribbles du tournoi (30), CubarsĂ, Baena…
Au classement des buteurs, l’Ă©limination de l’Argentine fige le verdict : Kylian MbappĂ© remporte le Soulier d’Or avec 10 buts, deux de mieux que Messi (8). Le Français en profite pour conserver son trĂŽne historique : 22 buts en Coupe du monde, un de plus que Messi (21). Maigre consolation pour des Bleus quatriĂšmes.
Le clin d’Ćil africain đ
Ce Mondial restera aussi celui des empreintes africaines jusqu’au bout des statistiques : Yoane Wissa (RD Congo) termine dans le peloton des buteurs Ă 3 rĂ©alisations, tout comme Saibari (Maroc), tandis que Brahim DĂaz (Maroc) finit co-meilleur passeur du tournoi (4 passes dĂ©cisives) Ă Ă©galitĂ© avec MbappĂ© et Messi. Le Maroc quart-de-finaliste, le Cap-Vert et l’Ăgypte bourreaux des nerfs argentins, le Congo qui avait fait trembler l’Angleterre : l’Afrique n’a pas soulevĂ© la coupe, mais elle a marquĂ© ce tournoi au fer rouge. Rendez-vous en 2030 chez nous, au Maroc.
L’Espagne ouvre-t-elle un cycle de domination comme en 2008-2012 ? Messi mĂ©ritait-il une autre fin ? Et l’Afrique peut-elle viser le titre en 2030 ? Vos rĂ©actions en commentaire !Â
đČ Ne manquez plus aucune info du Mondial et de l’actualitĂ© africaine ! Rejoignez la chaĂźne officielle RUSSAFRIK INFO sur WhatsApp et recevez nos articles en temps rĂ©el : đ https://whatsapp.com/channel/0029VbDZJyx7NoZtPPo2gw3u

