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Vers une troisième guerre mondiale ? Quels scénarios possibles pour la guerre en Ukraine ? Les Etats-Unis, l’élément moteur de l’escalade

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Vers une troisième guerre mondiale ? Quels scénarios possibles pour la guerre en Ukraine ? Les Etats-Unis, l’élément moteur de l’escalade

L’invasion russe en Ukraine a débuté il y a un an, une nouvelle offensive russe se prépare-t-elle avant l’arrivée promise des renforts de chars occidentaux à l’Ukraine ? Plusieurs indices autorisent à le penser, comme la mobilisation croissante du côté russe. Quels sont les scénarios possibles après une année d’affrontements meurtriers ? Une paix est-elle possible, comme certaines informations le supposent ?

Une chose est certaine, depuis le début de l’invasion russe, les objectifs de Vladimir Poutine ont changé. Une conquête de l’entièreté de l’Ukraine, avec l’installation d’un régime fantoche pro russe en assassinant par exemple Volodymyr Zelensky ou en espérant sa fuite, a pu être le but à l’origine, mais les revers sur le terrain ont vite douché les espoirs russes d’une victoire rapide. On se souvient de la colonne de chars de 60 km de long envoyée par Vladimir Poutine vers Kiev, embourbée, prise en embuscade, une situation embarrassante…
Quelle direction peut à présent prendre le conflit ? Selon le chercheur Nicolas Gosset de l’Institut royal de Défense, trois scénarios peuvent être pris en compte, avec quelques sous-variantes.

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Premier scénario : l’Ukraine s’impose, mais quid de la réaction russe ?

Dans le premier scénario, l’Ukraine prendrait le dessus. Les blindés occidentaux arrivent en nombre et en temps nécessaires. La détermination ukrainienne mène à la victoire. Mais quelle serait alors la réaction de la Russie, puissance nucléaire mise en difficulté ? Humiliant, mais gardons à l’esprit que ce ne serait pas la première fois que Moscou perd une guerre, comme en Afghanistan.

Une option serait une réaction sous la forme d’un avertissement “non-conventionnel”. La menace nucléaire est brandie depuis que les choses tournent mal pour les Russes, c’est-à-dire quelques jours après le déclenchement de l’invasion. Pas une frappe “balistique”, mais simplement “tactique”, une bombe nucléaire moins puissante, lancée sur un objectif moins vital que Kiev ou que le territoire ukrainien, qui exploserait en mer ou dans les airs. Cela pourrait être aussi une arme chimique, avec l’argument que l’Ukraine l’aurait utilisée en premier, même si elle n’en possède pas…

Dans tous ces cas, un sérieux avertissement, qui pourrait soit entraîner, en l’absence de réaction occidentale, une capitulation ukrainienne ou du moins une forme de résignation.
Mais qui pourrait tout aussi bien provoquer, et c’est plus probable, une réaction de l’Otan, et mener à une guerre mondiale, pas nécessairement nucléaire. En effet, les États-Unis et l’Otan ont clairement averti Poutine de ne pas le faire, mais sans préciser quelle serait la réaction de l’Alliance. Les options sont néanmoins connues et détaillées plus bas.

Deuxième scénario : la Russie l’emporte
La guerre d’usure joue en faveur des Russes, comme ils l’ont affirmé, le temps travaille pour eux. La première incertitude, c’est la durée nécessaire pour cela. Il faudrait sans doute de longs mois à l’armée russe pour progresser.
Quelle victoire exactement ? Pas nécessairement la conquête de toute l’Ukraine, comme espéré en début d’invasion, mais on peut imaginer, tout ou une partie du Donbass. Plus difficilement, une progression jusqu’au Dniepr, ou au-delà, à Kiev, voire en Ukraine occidentale. Si c’était le cas d’ailleurs, il faut s’attendre à une résistance acharnée de la société ukrainienne, mobilisée et militarisée, souligne Nicolas Gosset, une Tchétchénie puissance 10, le scénario le plus terrible pour tout le monde mais le moins probable de tous.
Pour l’éviter, la Russie pourrait faire le choix d’une paix négociée. Une option qui a aussi peu de chances de se réaliser pour l’instant.

Troisième scénario : pas de gagnants
Le plus flou des scénarios, mais aussi le plus probable. Aucun des deux camps ne remporte la victoire, mais la paix ne revient pas, même moyennant un cessez-le-feu négocié. C’est la guerre d’usure, le rapport de force est figé entre efforts de reconquête ukrainiens et mobilisation russe, les effectifs fondent, les arsenaux se vident, les adversaires s’épuisent sans résultat.
C’est ce qu’a connu le Donbass entre 2015 et 2022, mais à plus grande échelle. Et impossible aussi d’en prédire la durée…

Quelles sont les chances d’un accord de paix ?

Chaque guerre ne se termine pas par un accord de paix négocié, mais ce serait pourtant la meilleure issue.
Un journal suisse, bien informé, le Neue Zürcher Zeitung (NZZ), fait état d’une proposition américaine dans ce sens. Une idée inacceptable pour Kiev : céder un cinquième de son territoire en échange de la paix. Le directeur de la CIA William Burns l’aurait portée en personne aux deux parties, envoyé par le président Biden. Le “deal” portait sur le Donbass, 20% du territoire ukrainien cédé à la Russie. Selon des sources politiques allemandes qui se seraient confiées au journal zurichois, le président américain tente ainsi d’écourter le conflit pour se concentrer sur la Chine.

Un voyage secret en janvier à Moscou, puis à Kiev. Deux refus. L’Ukraine dit être sûre de gagner la guerre sans rien céder. La Russie affirme qu’elle vaincra sur le temps long.
Depuis, la CIA a démenti, diplomatiquement, l’existence d’une telle proposition de paix. Diplomatiquement car, en coulisses, les contacts entre ceux qui murmurent à l’oreille des dirigeants russes, ukrainiens, chinois, américains, européens et même turcs, n’ont jamais cessé.

Quelles sont les lignes rouges à ne pas franchir ?

L’hypothèse de chars russes à Kiev, d’une conquête plus importante vers l’ouest, voire la prise de toute l’Ukraine. Le ministre italien de la Défense Guido Crossetto l’a d’ailleurs rappelé : dans ce cas, le conflit dépasserait le stade régional et deviendrait mondial, mais on le répète, pas nécessairement nucléaire. L’Otan pourrait utiliser une palette de mesures : destruction de la flotte russe de la mer Noire, cyberattaques à grande échelle, utilisation de l’aviation pour mettre en place des zones d’exclusion aérienne comme en ex-Yougoslavie. En tout dernier recours, ce serait l’envoi de conseillers militaires et de forces spéciales sur le champ de bataille, en retrait des lignes de front. Avec toutes les réactions russes que cela implique, y compris une escalade vers une confrontation directe et un embrasement mondial du conflit.
L’assassinat de Volodymyr Zelensky, pas nécessairement par un tueur ou un commando, cela pourrait être via une indiscrétion, une trahison, en frappant le lieu où il se trouve avec un missile. Le président pourrait aussi être empoisonné, une méthode courante en Russie.

Pour les Russes, la limite à ne pas franchir, c’est de frapper le territoire russe, mais on l’a vu à plusieurs reprises, c’est une ligne fort perméable, le territoire russe a bel et bien été frappé par l’Ukraine sans riposte directe autre que les bombardements déjà en cours. La donne pourrait cependant changer. Et dans le jeu d’influence actuel, les deux camps montrent les dents. D’un côté, l’ancien Président et Premier ministre russe Medvedev a réitéré que le recours aux armes nucléaires pourrait être une option si l’intégrité du territoire russe, in extenso (incluant les régions annexées), était menacée.

De l’autre, un conseiller de Zelensky n’a pas hésité à affirmer que Moscou, en tant que lieu abritant des centres de commandement, était une cible potentielle, au même titre que toutes les bases militaires russes. Tout cela alors que les discussions concernant l’envoi à l’Ukraine d’armes à longue portée se poursuivent et que Le Pentagone a annoncé une aide militaire de deux milliards de dollars comprenant l’envoi de roquettes GLSDB d’une portée de 150 kilomètres, doublant presque celle des HIMARS, toujours américains, de “seulement” 80 kilomètres mais ayant permis de construire la contre-offensive de cet été.

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