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Le Parlement britannique adopte le projet sur l’expulsion de migrants au Rwanda

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Le Parlement britannique adopte le projet sur l’expulsion de migrants au Rwanda

Le Parlement britannique a approuvé dans la nuit de lundi à mardi le projet de loi controversé d’expulsion vers le Rwanda de demandeurs d’asile entrés illégalement au Royaume-Uni. Londres veut faire décoller ses premiers vols vers le Rwanda en juillet.

Les deux chambres du Parlement britannique ont finalement approuvé le projet de loi, après nombre d’allers-retours. Le Parlement a voté dans la nuit de lundi à mardi le projet de loi permettant l’expulsion vers le Rwanda de demandeurs d’asile entrés illégalement au Royaume-Uni, après une interminable bataille entre la chambre haute, réticente face à ce texte controversé, et la chambre basse.

La Chambre des lords, où les conservateurs n’ont pas la majorité, a retardé l’adoption définitive du texte en le renvoyant sans cesse à la Chambre des communes avec des amendements, lesquels étaient à leur tour systématiquement rejetés par les députés. Une manœuvre dilatoire connue sous le nom de « ping pong parlementaire ».

« Stop the boats »

Annoncé il y a plus d’un an sous le gouvernement de Boris Johnson, le projet d’envoyer au Rwanda les migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni n’a jamais été mis en œuvre. Le gouvernement conservateur espère toujours mettre en place ce texte d’ici aux élections législatives prévues cette année et faire de ce projet le socle de sa politique de lutte contre l’immigration clandestine malgré les multiples condamnations. Lors d’une visite du président Kagame au Royaume-Uni, les deux hommes avaient assuré « que les premiers vols en direction du Rwanda auront lieu au printemps ».

Le Premier ministre Rishi Sunak s’est exprimé avant le vote, avec confiance, lors d’une conférence de presse à Downing Street, quelques heures avant que le Parlement approuve la proposition controversée, rapporte notre correspondante à Londres, Sidonie Gaucher : « Nous sommes prêts, les plans sont en place et ces vols auront lieu, quoi qu’il arrive », a-t-il déclaré. Non seulement les charters étaient déjà réservés, mais 2 200 places de rétention sont prévues, et les créneaux de départs déjà planifiés pour juillet : les premiers vols débuteront dans « 10 à 12 semaines », a assuré le Premier ministre.

Il a même précisé que 500 officiers ont été entraînés à escorter les expulsés manu militari. Rishi Sunak veut de l’action et cette fois-ci, il ne compte pas voir les charters rester sur le tarmac, comme cela s’était produit il y a deux ans, à la dernière minute, suite à une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

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