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POLITIQUE

La CPI souffre d’un sérieux déficit de crédibilité, une juridiction à fermer

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La CPI souffre d’un sérieux déficit de crédibilité, une juridiction à fermer

En avril 2019, la CPI avait en première instance « rejeté la demande de la procureure Fatou Bensouda » d’ouvrir une enquête sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Afghanistan et en Palestine.

La juridiction considérait alors que « les chances de réussite étaient faibles du fait du manque de coopération de Kaboul et de Washington ». (Courrier International, 6 mars 2020)
La vérité est que l’administration Trump avait menacé la CPI de représailles et annulé le visa d’entrée de Mme Bensouda et du personnel de la Cour sur le sol américain. Depuis, même si Washington a levé ses sanctions, il n’y a [toujours pas] eu de poursuite contre des américains et des israéliens…

S’il y a des crimes en Ukraine, leurs auteurs, et tous leurs auteurs sans discrimination, doivent en répondre. Ce qui fait que personne ne prend au sérieux l’annonce volontairement fracassante d’un mandat d’arrêt contre le président russe, c’est qu’avant l’Ukraine, il y a eu également des crimes avérés sur d’autres théâtres d’opérations où des pays occidentaux étaient à la manœuvre, et pour lesquels il n’y a eu aucune poursuite à ce jour.

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On me rétorquera qu’il faut bien commencer quelque part, et on aura sans doute raison. Il se trouve que messieurs Sarkozy, Bush, Obama, et Blair sont encore vivants et se baladent librement sur la planète, alors que leurs victimes attendent toujours réparation. Comme si leurs vies à elles n’avaient pas la même valeur que celles des victimes ukrainiennes.

Maintenant, de façon plus technique, la CPI ne peut pas poursuivre les citoyens d’un pays qui n’a pas signé son traité. Il n’est pas possible que son procureur l’ignore. D’ailleurs, c’est le principal argument des États-Unis dans leur bras de fer avec La Haye. Ensuite, alors que le Soudan n’est pas une puissance nucléaire, il a fallu un coup d’État 19 ans après l’émission du mandat d’arrêt contre Omar El Béchir pour que les nouvelles autorités soudanaises elles-mêmes le livrent à la CPI.

À moins d’un improbable acte de folie suicidaire, il n’existe aucun état au monde en capacité de mettre en exécution ce mandat d’arrêt, et personne n’imagine des officiels russes livrant monsieur Poutine en pâture à leurs propres ennemis.
Le droit international souffre depuis sa mise en place, et ce n’est pas toujours de la faute de ceux qu’on croit.

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