Russafrik
POLITIQUE

Comores : l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi condamné à la perpétuité

Image 1 Image 2

Comores : l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi condamné à la perpétuité

Jugé pour haute trahison, l’ex-Président des Comores, Ahmed Abdallah Samb, a écopé d’une peine de réclusion à perpétuité. Âgé de 64 ans, il est inculpé d’avoir détourné 1,8 milliard d’euros, en ayant mis en place un programme permettant aux citoyens de vendre des passeports à ceux qui voulaient la nationalité comorienne.

L’ancien Président comorien Ahmed Abdallah Sambi, jugé pour haute trahison par la Cour de sûreté de l’Etat, a été condamné à la réclusion à perpétuité, a annoncé la Cour lundi lors d’une audience.
Les décisions de cette juridiction spéciale ne peuvent pas faire l’objet d’appel. M. Sambi, 64 ans, est brièvement apparu lors du premier jour de son procès la semaine dernière, pour dénoncer une procédure à ses yeux inéquitable, avant de refuser de s’y présenter pendant toute la suite des débats.
Il a trahi la mission qui lui a été confiée par les Comoriens, avait martelé jeudi le procureur Ali Mohamed Djounaid d’un ton solennel lors des réquisitions.

Cliquez sur ce lien pour intégrer notre groupe Télégram

Ici https://t.me/RussAfrikinfos

Et cliquez ici pour télécharger notre application pour Android

Ici http://bit.ly/russafrik

Et cliquez ici pour télécharger notre application pour iOS

https://apps.apple.com/app/russafrik-infos/id1635239033

Accusations
Principal opposant de l’actuel président Azali Assoumani, M. Sambi, 64 ans, est accusé d’être impliqué dans le scandale de la “citoyenneté économique”. L’ancien président (2006-2011) avait fait voter en 2008 une loi permettant de vendre au prix fort des passeports à ceux en quête d’une nationalité.
Un moyen de renflouer les caisses de l’Etat en offrant une terre d’accueil administrative, notamment aux dizaines de milliers de “bidouns”, bédouins des pays du Golfe considérés comme des citoyens de seconde zone dans leur patrie et privés de documents d’identité.

M. Sambi était accusé d’avoir détourné une fortune dans le cadre de ce programme. Le préjudice pour le gouvernement s’élève à plus d’1,8 milliard d’euros, selon le procureur, soit plus que le PIB du petit archipel pauvre dans l’océan Indien.
« Ils ont donné à des voyous le droit de vendre la nationalité comorienne comme on vendrait des cacahuètes », avait fustigé un avocat de la partie civile, Me Éric Emmanuel Sossa.

Aucune preuve, selon son avocat

Mais selon l’avocat français de la défense à l’AFP, Me Jean-Gilles Halimi, “aucune trace de cet argent n’a été démontré, aucun compte découvert”.
M. Sambi, en détention préventive depuis plus de quatre ans, bien plus que la durée légale fixée à huit mois, était à l’origine poursuivi pour corruption. En septembre, les faits avaient été requalifiés en haute trahison, crime qui selon Me Halimi “n’existe pas en droit comorien”.
La Cour devra “se faire une construction juridique de cette notion”, avait précisé l’ordonnance de renvoi. La défense a dénoncé l’illégalité de cette juridiction dont le président avait déjà siégé à la chambre d’accusation.

Chers lecteurs,

Notre site web et nos comptes sur les réseaux sociaux sont menacés de restriction ou d’interdiction, en raison des circonstances actuelles. Par conséquent, afin de rester informés de nos derniers contenus, il vous est possible de :

• Vous abonner à notre

https://t.me/RussAfrikinfos

• Vous abonner à notre newsletter hebdomadaire par courriel

• Activer les notifications sur notre

https://t.me/RussAfrikinfos

• N’oubliez surtout pas de partager au maximum nos articles et de vous abonner aussi sur notre page facebook car l’information, c’est le pouvoir.

Image 1 Image 2

EN RELATION

Italie : le camp des droites de Giorgia Meloni remporte une victoire surprise dans les Abruzzes

LA REDACTION

BRICS : le groupe offre à l’Afrique une alternative au modèle occidental

LA REDACTION

CPI : Trois pays africains sollicitent une enquête sur les attaques d’Israël à Gaza

LA REDACTION

COMMENTER