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Voici pourquoi l’Onu rapatrie 60 membres d’une unité militaire tanzanienne de sa mission en Centrafrique

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Voici pourquoi l’Onu rapatrie 60 membres d’une unité militaire tanzanienne de sa mission en Centrafrique

L’Onu va rapatrier la totalité des 60 membres d’une unité militaire tanzanienne de sa mission en Centrafrique (Minusca) après des “allégations d’exploitation et d’abus sexuels” visant 11 d’entre eux, a annoncé vendredi la Minusca.

“Les éléments de preuves préliminaires recueillis par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l’Onu ont révélé que 11 membres de l’unité, déployés dans une base temporaire de la Minusca à l’ouest de la République centrafricaine, sont impliqués dans l’exploitation et les abus sexuels de quatre victimes”, précise dans un communiqué la Minusca, sans préciser la date des faits.

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Les victimes “ont reçu des soins et un soutien immédiat par l’intermédiaire des partenaires de la mission, en fonction de leurs besoins médicaux, psychosociaux et de protection”, ajoute la même source.

L’Onu a expliqué avoir mené une enquête interne “pour évaluer les allégations, identifier et écouter les victimes présumées”, et ajoute avoir “informé les autorités tanzaniennes de ces allégations” qui ont “noté la gravité des allégations et se sont engagées à prendre les mesures nécessaires”.

“L’unité sera rapatriée dès que sa présence ne sera plus requise sur place par les enquêteurs”, a précisé Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, réaffirmant que “les Nations unies restent déterminées à mettre en oeuvre (…) une politique de tolérance zéro en matière d’exploitation et d’abus sexuels.”

Interrogés, les autorités centrafricaines n’ont pas donné suite aux demandes de l’AFP dans l’immédiat.

Les accusations d’exploitation et abus sexuels perpétrés par des Casques bleus dans le monde constituent un fléau récurrent, en particulier en Centrafrique, contre lequel l’Onu essaye de lutter depuis des années.

En 2021, l’Onu avait ordonné le retrait des quelque 450 Casques bleus gabonais en Centrafrique après des accusations d’exploitation et d’abus sexuels sur lesquels le gouvernement de Libreville avait ouvert une enquête.

La Minusca avait alors invoqué de “nombreux cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement” sur “cinq filles”, dans une localité du centre du pays.

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